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Barquera 2006

“La terre, la mer, l’homme et la nature. Un plaisir immense, un attrait irrésistible et une fascination pour l’océan. Drapés dans notre humilité, les modestes marins que nous sommes étaient tout simplement en quête de rêves et de petits bonheurs."


17e Barquera : Ils ne verront pas l'Espagne !

Lundi 29 Mai 2006, il est 18h00, les sacs sont définitivement posés sur les pontons de La Trinité-sur-Mer. Même si quelques bons mots accompagnent le ciel bleu Morbihanais, les regards échangés entre les équipiers rescapés ne trompent pas l’amertume d’une aventure achevée. Une semaine durant, 7 hommes et un petit bout de femme formidable ont cohabité dans 30 m2 d’amitié, de solidarité, de bonheur et de sueur. Retour sur ce formidable instant de vie.

“N’oubliez surtout pas les shorts pour AVILES et GIJON, vous allez voir, l’Espagne à cette période de l’année c’est surperbe...” lançait le grand Jacques à qui voulait l’entendre. Pour le gros pourcentage de l’équipage, la province des Asturies n’était pas inconnue. Pour le seul bizuth d’ “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois”, c’était l’excitation et donc 3 bermudas dans les bagages. Ces derniers sont restés soigneusement pliés jusqu’à ce 29 Mai.

“La Barquera” course à la voile entre St Nazaire et Gijon, même avec son aura, n’est pas pour autant à l’abri des caprices d’Eole. Le BMS, proposé à la Direction de Course le Vendredi 19 Mai au matin, en disait assez long pour rassasier l’appétit des navigateurs, pressés d’en découdre sur le magnifique plan d’eau qui les attendait. Conditions de mer trop périlleuses pour la traversée du Golfe de Gascogne. La décision est tombée quelques heures plus tard dans la journée, le départ sera reporté au mieux lundi matin. Nous avons tous donc pris notre mal en patience et déçus par ce contretemps, nous nous sous sommes quelque peu vengés sur les petites fours et autres coupes pétillantes proposés lors de la soirée des équipages.


Regate 1
C’est finalement le mardi 23 Mai à 10h35 que le départ de la première étape a été donné. Point d’Espagne au terme de celle-ci. L’organisation a pris la décision de ne pas nous faire naviguer cette année vers la péninsule ibérique, le retard accumulé étant trop important. C’est donc près du littoral breton et des Pays de la Loire que se disputera cette Barquera. Comme chaque année, le passage du sas se fait sous le regard amusé de quelques badauds ou autres supporters émus de nous voir enfin partir. Colette et Chantal font partie de ceux là et leurs encouragements nous dynamisent. Derniers réglages dans l’estuaire de St Nazaire, alors que laVHF distille les infos de l’organisation qui a lancé sa procédure de départ à 10h25. A bord d’“Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois”, les rôles ont été distribués par Yann le skipper. Chacun à son poste, Yann à la barre et à la navigation, Paul N°1 tacticien et régleur, pour Annie, Jacques, Roland, Bernard, Cyril et Serge, winchs et rappel. La concentration est à son maximum. Les amuse gueule du vendredi soir sont déjà loin et oubliés. Il s’agit à présent d’être dans le match dès le coup de pistolet. La ligne de départ est matérialisée à tribord par un petit phare à terre et à babord par une balise de chenal. Pas facile de l’apprécier convenablement cette fichue ligne ! A une minute du départ nous nous approchons dangereusement de celle-ci au risque d’être les victimes d’un rappel individuel. Finalement, à la minute M, nous coupons la ligne de départ en seconde position, bord à bord avec le grand favori “Ster Wen 5”. Le parcours d’environ 170 milles nautiques nous promet une belle empoignade. Cap vers le sud et l’île d’Yeu pour la trentaine d’engagés. “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois” vire la bouée de “La Sablaire” au nord de l’île en deuxième position, sous l’oeil dominateur du “Dolmen de la planche à puare” et de “La pointe du but”. Remontée vers Belle Ile en laissant à tribord “L’herbaudière” de Noirmoutier, avec toujours en point de mire le “Ster Wen 5”. Les milles qui nous séparent de l’île de la reine des fées, Belle Ile en Mer, ne sont pas anodins. Nous filons à 8/9 noeuds dans le sillage du leader. A bord de notre “Sun fast 43”, c’est le tremplin pour l’évasion.

L’enchantement au bout de la traversée. A une condition que l’on sache apprivoiser l’océan. La mer se mérite et se respecte. Coup d’oeil derrière pour apprécier la distance qui nous sépare d’un autre rival “Exel Fily”, un superbe Grand Soleil 2006. Pour l’instant tout va bien, l’équipage tente de répondre au mieux aux ordres de Yann et Paul. Les heures défilent et le soir commence à s’installer en même temps que la fraîcheur. Mardi 23 Mai, 21h30 le jour nous quitte gentiment, “Ster Wen” est toujours en “visi” et “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois” est bord à bord avec Grand Soleil. Ces deux bateaux s’installent finalement dans ce shéma de course plutôt rassurant. Nous sommes juste quelque peu pertubés par l’arrivée à tribord d’une autre unité qui nous ravit la seconde place. Interrogation... s’agit-il d’un concurrent de la Barquera ou d’un plaisancier ? Nous sommes trop loin pour voir un éventuel cagnard, mais notre équipier Bernard, avec son instinct qui le caractérise, nous suggère de prendre en compte cette menace. Il ne peut s’agir que d’un équipage engagé sur l’épreuve. Que ferait un simple plaisancier en pleine nuit à débouler à une telle vitesse ? Sacré Bernard, la suite te donnera raison. Après avoir laissé Belle-Ile puis Groix sur babord nous remontons vers la balise de “La Voleuse” que nous devrons elle aussi laisser à babord. Cette balise se situe à quelques encablures de l’archipel des Glénans, véritable écrin et paradis du nautisme, baptisé le lagon d’Armorique. Toute la descente se fera donc sous spi et l’arrivée sera jugée devant Groix au petit matin. A bord d’ “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois”, les “tours de gardes” appelés quarts, se sont organisés. Les plus chanceux ou plus fatigués “dormiront” 3 heures sans enlever les bottes. C’est à 8h15 le mercredi 24 Mai qu’ “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois” coupe la ligne d’arrivée. “Ster Wen” a empoché la première manche. Deuxième “4 Cad Solution”, le Dufour 44 qui a donné raison à BK. Nous terminons troisième, juste devant Grand Soleil, satisfaits de cette performance. Accompagnés par un dauphin et attendus par nos supporters, notre fatigue s’estompe rapidement lorsque nous entrons dans le port de l’île au clocher thon. Fin du premier acte.


Regate 2
La journée de repos sur l’île de Groix fut salvatrice pour tous les naviguants de la Barquera. Histoire de marquer de notre empreinte notre venue sur l’île, la plupart d’entre nous décide de terminer la soirée au “Ti-Bedeuff”, haut lieu des fêtes Groisillonnes. L’organisation a donné rendez-vous à toute “la flotte”, jeudi 25 Mai à 12h sur le port, pour le plan de course de la seconde étape et les dernières instructions. Cette matinée de l’ascension sera en fait marquée par “la descente” de quelques produits liquides régionaux. Il est 15h en ce jeudi lorsque les 25 bateaux encore en course quittent Port Tudy. L’ami dauphin est fidèle à nos côtés et semble nous souhaiter bonne mer et bon vent. A bord d’“Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois”, tout le monde est présent, même Cyril qui avec un gros courage décide de continuer l’aventure, malgré de grosses douleurs aux “flottantes” droites. Début de la procédure de départ à 17h20 et coup d’envoi de la seconde manche à 17h30. Bon départ pour tout le monde, le comité de course semble soulagé, même si les conditions de navigation semblent quelque peu hasardeuses. Le brouillard risque en effet de nous accompagner sur une grande partie de ce parcours de 260 mn. Le premier “Way Point” noté, voulu par l’organisation, est à nouveau “La voleuse”. Difficile pour le public présent au départ de cette seconde manche, de déterminer qui est en tête au coup de feu. Les bateaux se croisent, tirent des bords... il y en a dans tous les sens. Yann et Paul décident de longer la ligne jusqu’aux parcs à moules où nous effectuerons un virement de bord. Notre bateau sera d’ailleurs le seul à prendre cette option.

Naviguant pratiquement au “près” et “babord amure” nous serons ainsi les premiers à recevoir le vent, une fois avoir dépassé l’extrémité de la Pointe de Pen Men. Décidement ces deux là bluffent les autres membres de l’équipage. L’option a été payante. Pour optimiser la vitesse du bateau, Paul nous a sonné de nous mettre au rappel. Les cuisses sont douloureuses, mais nous sommes récompensés par notre progression. Une nageoire, un plongeon... tiens notre ami dauphin nous dit un dernier adieu. “La voleuse” est à vue, l’irréductible “Ster Wen”” nous remonte sur babord et devient prioritaire. Grand soleil est sur notre droite. “Les enfants ça va être chaud à la balise” nous prévient le skipper. Effectivement les 3 bateaux s’engouffrent pratiquement en même temps dans le goulet de passage. Beau spectacle pour le bateau comité, placé ici pour effectuer un pointage. Nous ressortons second de ce bord à bord. L’envoi de notre spi se fait dans de bonnes conditions et nous permet de reprendre l’avantage. Notre “Jacques national” se permet même d’immortaliser la scène en faisant un cliché de nos poursuivants tout flash allumé. Visiblement “Ster Wen” n’a pas apprécié le talent de notre photographe et nous attaque sans relache. Paul, fin régatier, ne s’en laisse pas compter et invective le favori : “Tu ne passeras pas....!!!”.... et il n’est pas passé. Alors que le brouillard nous enveloppe de plus en plus, le trio de tête progresse toujours sous pépin vers Groix puis Belle Ile. Nous ne verrons bientôt que le bout de notre balcon avant. Cette déception, nous privant d’admirer les îles du ponant, ne calme pas pour autant nos ardeurs. Le parcours est encore long. Nous devons descendre jusqu’à l’île Dumet au large de Piriac. Ce bout de confettis perdu abrite aujourd’hui une réserve ornithologique, et l’unique demeure témoigne encore de la présence d’un couple installé ici après guerre à la recherche d’un trésor. Au pointage de “Dumet” la VHF nous classe troisième. La fatique commence à s’installer et le repos devient indispensable. Le bateau à la gite, Bernard et Serge font cabine commune côté rappel. La position est pour le moins originale, puisqu’à défaut de nous coucher sur la longueur, nous occupons la cabine sur son travers, les bottes calées sur la cloison. En extérieur les autres poursuivent la navigation. Roland a la faculté de récupérer par petites plages de 15 à 20 minutes et peut ainsi devenir efficace à n’importe quel moment. Annie et Jacques font la distribution des vivres pour nous maintenir en forme. “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois” entame à présent la descente directe vers l’île d’Yeu après avoir laissé Houat, Hoedic, et le contournement de Belle Ile. Les milles qui nous attendent ne seront pas de tout repos. Le brouillard est de plus en plus dense et définitivement installé. Il nous faut être vigilants pour éviter les madriers flottants et les bateaux de pêche tirant filets ou chaluts. C’est en soirée du deuxième jour de course que nous atteindrons la pointe des Corbeaux située au sud de l’île Vendéenne. Le pointage effectué nous confirme notre position : 3è. Le manque de repères et l’absence de radar nous ont malheureusement pénalisés et nos petits “copains” se sont quelque peu détachés. A défaut de voir Gijon ou Avilès, nous sommes récompensés par la vue d’une dizaine de mètres de plage à “La Croix”. Plusieurs bords à tirer pour quitter définitivement l’île et virer la marque des Sablaires”. La remontée sous spi vers Pornichet sera animée et pour le moins angoissante. Il nous faudra en effet passer le chenal d’accès des pétroliers qui se dirigent ou viennent de Donge. Roland baptisé “Oeil de lynx” pour ses qualités occulaires ne parvient pas à tous nous rassurer. Le canal 14 réservé à la navigation sur Loire, nous enlève bientôt notre poids en nous indiquant qu’il n’y a ni cargots, ni pétroliers à l’heure où nous passons. Soulagés, nous continuons dans le brouillard vers l’arrivée. Après avoir eu bien des difficultés à repérer la ligne matérialisée par un phare et une bouée “Flash Light”, nous la franchissons, fatigués, mais heureux à 1h10 mn le samedi 27 Mai. Nous sommes 4è. Fin du deuxième acte.


Pornichet : fin de La Barquera 2006 et repos bien mérité !
Dimanche 28 mai, 12h30, tous les naviguants de la 17è Barquera sont présents sur le port de Pornichet pour assister à la remise des prix. Celle-ci sera d’ailleurs présentée par le bizuth de notre équipage. “IF” un vieux swan remporte le groupe 1 et “SterWen 5” sans trop de surprise s’adjuge le groupe 2. Malgré nos excellentes places sur les 2 manches, “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois” se classe 5è au général. La règle difficile du “ratinghandicap” a parlé. Ce classement devient accessoire pour toute l’équipe. L’essentiel a été sauvé. Le plaisir de naviguer et de se livrer à fond, dans la mesure des possibilités de chacun, a été respecté.. Cette cuvée 2006 de la Barquera n’aura de toute façon pas été de tout repos pour les navigateurs, puisqu’à défaut de se dorer sous le soleil espagnol, les organismes ont connu l’humidité et le froid pendant 5 jours. Il leur aura fallu empaner, virer de bord, brasser, débrasser, jouer du hale-bas, du pataras, choquer ou encore border, s’afférer du chariot ou de la cariole. “Archaeon-Donneurs de Vie-Pavillons Montois”, le Sun fast 43 de location n’aura pas à rougir de ces occupants. Yann et Paul ont fait preuve d’un grand professionnalisme de rigueur et de fair-play, Annie a été performante à la hauteur de sa gentillesse, Jacques n’a pas manqué de remplir son rôle de skipper à terre, Bernard fût fidèle à sa réputation, courageux et volontaire, Cyril la tête dans les étoiles et les yeux remplis de poésie s’est déjà promis de revenir en 2007, Roland, l’oeil habile de l’équipage, regrette de ne pas avoir emporté ses lignes de traîne. Quant au dernier de la troupe, le petit Serge, il espère ne pas avoir déçu ses copains de bordée.


Serge HERBIN
Saint Quentin-Sur-Le-Homme, le 1er Juin 2006

L'équipage était composé de :
Yann-Pask BOUR
Paul COUSTOU
Annie FRANGEUL
Jacques LE GUELLEC
Cyril PASCAL
Bernard KERIVEL dit BK
Roland SENARD
Serge HERBIN

Partenaires :
ARCHAEON
DONNEURS DE VIE - GREFFES D’ORGANES
LES PAVILLONS MONTOIS
LE TEMPLE AUTOMOBILE
ELS

Merci à Colette, Myriam, Chantal, Daniel... et à tous ceux et toutes celles qui nous ont supportés au sens noble du terme.

Pour vous aider à naviguer :
Amure : n.f. Désigne le côté du bateau qui reçoit le vent en premier
Au vent : Loc. Adv. Dans la direction ou du côté du bateau d'où vient le vent.
Bâbord : Nom et adj. Côté gauche du bateau, en regardant vers l'avant.
Balancine : n.f. Manoeuvre passant généralement par une poulie frappée en haut du mât (ou au moins à bonne hauteur sur le mât) permettant de soulever ou soulager un tangon, ou de le retenir vers le haut.
Bizuth : Débutant dans une épreuve.
BMS : n.m. Bulletin météorologique spécial, émis par les autorités maritimes notamment en cas de prévision de dégradation soudaine du temps ou lorsque le vent prévu atteint ou dépasse force 7 sur l'échelle de Beaufort (grand frais).
Bôme : n.f. Pièce métalique ou de bois horizontale placée derrière le mât et tenant la bordure de la grand-voile.
Border : v.tr. (1) Action de reprendre un cordage, de le raidir, pour refermer une voile et la rapprocher de l'axe du bateau.
Brasser : (1) v.tr. Border le bras de spi pour orienter le tangon. « Brasser carré » : brasser le spi en sorte que le tangon soit approximativement perpendiculaire à l'axe du bateau.
Cagnard : En régate, désigne aussi la bande de toile sur laquelle est inscrit le numéro du concurrent.
Choquer : v.tr. (1) Action de laisser filer, de relâcher un cordage pour permettre à une voile de s'ouvrir, de se gonfler.
Encablure : n.f. Ancienne mesure de longueur valant en principe 120 brasses, ou approximativement 200 m.
Empanner/Empannage : v. tr. et intr. (1) Manoeuvre de changement d'amure , en passant par le vent arrière. Lorsque l'on navigue vent arrière, l'empannage peut être involontaire et surprendre le barreur. L'empannage est alors dangereux, car la bôme passe brutalement d'un bord à l'autre, ce qui peut blesser un membre de l'équipage.
Flash-Light : Dispositif clignotant de forte intensité.
Gîte : n.f. Inclinaison latérale du bateau qui penche sur un bord généralement sous l'effet du vent.
Hale-bas : n.m. (1) Cordage ou palan maintenant par exemple un tangon normalement horizontal ou faiblement incliné vers le bas, pour l'empêcher de se redresser.
Noeud : n.m. Unité de vitesse en mer. Un noeud est égal à 1 mille marin parcouru en une heure, soit 1,852 km/h.
Mille marin : n.m. Unité de distance en mer. Un mille marin ou « nautique » vaut 1852 mètres.
Pépin :Autre nom du spi.
Près : n.m. Désigne l'allure dans laquelle le voilier, toutes voiles bordées, remonte au vent, fait route dans une direction proche de celle d'où vient le vent.
Rappel : n.m. Faire du rappel, ou se mettre au rappel, c'est se mettre sur le bord au vent, ou se pencher à l'extérieur au vent, souvent en se tenant les pieds à l'aide de sangles de rappel, afin de réduire la gîte due à l'effet du vent sur l'équilibre latéral du voilier.
Skipper : n.m. Synonyme de chef de bord. Le responsable ou patron d'un bateau de plaisance, celui qui commande à bord.
Spinnaker ou Spi : n.m. Grande voile d'avant, de forme triangulaire généralement bombée, en tissu léger souvent de couleurs vives, envoyé aux allures portantes.(Vent arrière)
Tangon : n.m. Pièce de métal de forme allongée montée à peu près perpendiculairement au mât, auquel il est assujetti à l'aide de la cloche, et permettant d'écarter au vent le point d'amure d'un spinnaker. Le tangon est retenu vers le haut par une balancine et vers le bas par un hale-bas. On l'oriente à l'aide d'un bras.
Tirer des bords : v.tr. Faire route au près, alternativement sur chaque amure, en effectuant des virements de bord, pour se rendre vers un point situé au vent.
Tribord : n. et adj. Côté droit du bateau, en regardant vers l'avant.
VHF : Loc. f. Initiales de Very High Frequency (très haute fréquence). Système de radiotéléphonie en ondes métriques permettant des liaisons d'une portée d'environ 30 à 35 milles et fonctionnant dans la bande de 156 à 162 MHz (longueurs d'onde comprises entre 1,851 et 1,923 m). Cette bande de fréquences est divisée en 55 canaux ou voies (par intervalles de 25 KHz) généralement préréglés sur les appareils. Le canal principal est le canal 16 (156,8 MHz), qui est réservé à la sauvegarde de la vie humaine en mer, à la veille et à l'appel. Les canaux 06, 08, 72 et 77 sont réservés aux communications entre les navires. La plupart des appareils de VHF sont munis d'une système dit de double veille, qui permet d'être calé sur un canal quelconque (72, par exemple) et de veiller le 16 simultanément afin de pouvoir capter tout appel, en particulier un éventuel appel de détresse. Typiquement, on se sert du 16 pour appeler un autre bateau (après avoir veillé à ce qu'il n'y ait pas une procédure de détresse en cours) et l'on bascule sur une autre voie dès que possible, afin de ne pas encombrer le 16. En France, on appelle la capitainerie d'un port de plaisance sur le canal 09. Pour des portées plus grandes, il faut passer en BLU.
Virement (de bord) : n.m. (1) Manoeuvre consistant à changer d'amure. Le voilier prend le vent sur l'autre amure et les voiles s'établissent sur l'autre bord.
Way-point : n.m. Mot anglais signifiant « point de passage ». Lorsqu'il est impossible ou non souhaitable de tracer une route directe entre le point de départ et la destination, par exemple à cause d'obstacles ou de dangers, on choisit des points intermédiaires ou way-points permettant d'éviter les dangers ou obstacles et l'on calcule les caps successifs à suivre pour les différents segments de route reliant ces points intermédiaires. Avec un GPS, on saisit les coordonnées de ces points intermédiaires dans l'instrument, et celui-ci est alors capable d'afficher à tout instant le cap à suivre en tenant compte du fait que la route suivie soit passer par tous ces way-points intermédiaires
Winch : n.m. Petit treuil à l'axe de rotation vertical actionné à l'aide d'une manivelle. Démultiplie l'effort pour raidir un cordage.

voir aussi, www.labarquera.org

© May 2006-2036.


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